Les opérateurs privés de jeux de hasard contribuent activement à la protection du consommateur

Il faut des mesures reposant sur des faits objectifs, pas sur des suppositions

BAGO, l’association des opérateurs privés de jeux de hasard, réagit avec stupéfaction aux articles parus ce samedi dans la presse concernant les revenus du secteur. Les opérateurs légaux regrettent que certaines organisations voient dans une interdiction totale de la publicité pour les jeux de hasard une solution pour les comportements de jeu problématiques. Cette interdiction fera le jeu des opérateurs illégaux et diminuera drastiquement la protection des consommateurs. BAGO reste demandeuse d’une politique en matière de jeux de hasard reposant sur des faits objectifs et où la canalisation du joueur vers une offre légale, contrôlée et sûre est centrale.

La politique en matière de jeux de hasard doit être factuelle

Les comportements de jeu problématiques constituent une problématique sociétale sérieuse qui doit être traitée efficacement. Ceci demande des mesures reposant sur des chiffres objectifs et actuels, qui manquent aujourd’hui. Les opérateurs privés de jeux de hasard sont depuis longtemps partisans d’études scientifiques indépendantes. BAGO a de façon incessante demandé aux pouvoirs publics de faire effectuer de telles études avec une partie des contributions annuelles que verse le secteur. Le consommateur mérite des mesures reposant sur des données objectives, et non sur de simples suppositions.

La canalisation est la meilleure réponse à la digitalisation

La digitalisation a profondément changé la façon dont on s’adonne à des activités de loisirs, y compris au jeu. Il ne fait aucun doute que les technologies numériques et mobiles ont leur part de responsabilité dans la croissance du nombre de joueurs. Cependant, les nouvelles technologies offrent également de nombreuses possibilités en matière de prévention de comportements problématiques.

BAGO tient à signaler que des mesures extrêmes, comme une interdiction de publicité, ne freinera pas l’essor du divertissement en ligne. Elles ne feraient que jeter les joueurs dans les bras des opérateurs illégaux. Des opérateurs illégaux qui sont également actifs en ligne, qui ne respectent pas les règles imposées par les autorités et qui représentent un réel danger pour la protection du consommateur.

BAGO regrette que le débat actuel autour de la publicité des opérateurs légaux tienne trop peu compte du contexte plus large de protection du consommateur et de lutte contre le jeu illégal. La politique de jeux de hasard belge repose sur le principe de canalisation. Les pouvoirs publics veulent notamment protéger le consommateur en le « canalisant » vers une offre agréée, contrôlée et responsable. La publicité est cruciale dans cette politique, car elle permet à l’opérateur légal de faire connaître son offre auprès du public. Interdire la publicité rendrait illisible la distinction entre offre légale et illégale pour le consommateur.

Un interlocuteur transparent et responsable pour les pouvoirs publics et la collectivité

Les membres de BAGO sont également étonnés que la transparence des revenus du secteur soit mise en question. La Commission des jeux de hasard, qui est le régulateur du secteur, publie chaque année les chiffres relatifs aux revenus des opérateurs agréés dans son rapport annuel disponible sur son site Internet. Par ailleurs, BAGO a commandé en 2016 une étude de marché à un bureau d’audit. Cette étude a clairement identifié les revenus et coûts des principaux opérateurs, et ce qui était redistribué aux joueurs. Pour l’ensemble du secteur, le taux de redistribution moyen s’élevait à 95 % . Une mise à jour de cette étude est actuellement en cours.

La publicité responsable et un haut taux de redistribution sont les deux leviers essentiels par lesquels les opérateurs agréés peuvent faire face aux acteurs illégaux. D’après les projections de G2 Gambling Capital, un bureau de conseil international et reconnu qui analyse le marché des jeux de hasard, une interdiction de la publicité mènerait la part du marché illégal à 50 % en l’espace de 5 ans seulement.

Les opérateurs membres de BAGO s’engagent activement dans la protection du consommateur et continueront encore à le faire dans le futur. Les initiatives qu’ils ont lancé ces dernières années sont, entre autres : une convention pour autoréguler la publicité au sein du secteur privé, des campagnes de prévention sur les principaux médias et des outils d’aide au joueur pour que celui-ci puisse jouer de façon sûre et responsable.